L’attaquant belge Romelu Lukaku, aujourd’hui joueur du Napoli, a accordé une interview sincère au Corriere dello Sport dans laquelle il évoque sans détour son poids, son hygiène de vie et la perception qu’on a de lui dans les différents pays où il a évolué.
À 31 ans, l’un des buteurs les plus prolifiques de sa génération a voulu mettre fin aux clichés qui ont souvent circulé à son sujet, notamment durant son passage en Premier League. Lukaku, connu pour sa puissance physique et son sens du but, a expliqué que son poids de forme idéal est de 102 kilos, soit bien plus que ce que beaucoup imaginaient.
« À l’Inter, je pesais 101 kg, ici à Naples je suis à 99 kg, mais mon poids idéal est de 102 kg », a-t-il précisé. Pour l’attaquant, ce poids n’a rien d’excessif : il correspond à l’équilibre parfait entre force et agilité, deux qualités essentielles à son style de jeu. « Je me sens plus explosif, plus puissant et plus en contrôle de mes mouvements à 102 kg », confie-t-il. Il explique suivre un régime strict, conçu sur mesure par les nutritionnistes de son club. « Je ne mange jamais le matin, j’ai un programme alimentaire précis et contrôlé. Chaque repas a son importance, rien n’est laissé au hasard. » Cette discipline, Lukaku l’applique à la lettre. Son objectif : prolonger sa carrière au plus haut niveau tout en restant performant sur le plan physique.
Au fil de sa carrière, Romelu Lukaku a souvent été la cible de critiques, notamment lors de son passage en Angleterre, où il a porté les couleurs de Chelsea, Manchester United et Everton. Ses performances en dents de scie, combinées à son gabarit imposant, ont parfois conduit certains observateurs à le juger trop lourd ou insuffisamment mobile. Mais l’intéressé rejette cette image avec fermeté : En Angleterre, on me trouvait paresseux. On disait que je manquais de discipline, que je ne faisais pas les efforts nécessaires. Mais je n’ai jamais réagi à ces attaques, je laissais parler les chiffres et les performances. »
Et les chiffres plaident effectivement pour lui : plus de 120 buts inscrits en Premier League, plusieurs saisons à plus de 20 réalisations, et un titre de meilleur buteur avec Everton. Pourtant, cette réussite n’a pas suffi à effacer les préjugés. Lukaku souligne que le football anglais a parfois une approche simpliste des qualités physiques, confondant puissance et lourdeur. « Beaucoup pensaient que mon corps m’empêchait d’être rapide, alors que c’est tout le contraire. À mon poids idéal, je suis au sommet de mes capacités physiques. »

L’attaquant belge se dit également plus épanoui en Italie, où les e ntraîneurs et les supporters comprennent mieux sa manière de jouer et respectent sa rigueur. « En Italie, les gens voient le travail que je fais. Ils savent que je ne me repose pas sur mes lauriers. Ici, on me considère comme un travailleur acharné, pas comme un joueur paresseux. C’est une énorme différence. »Aujourd’hui à Naples, Romelu Lukaku vit un renouveau professionnel et personnel. Après avoir brillé sous le maillot de l’Inter Milan, où il a remporté la Serie A et retrouvé la confiance, il veut désormais marquer de son empreinte un nouveau club italien. Lukaku explique qu’il se sent pleinement intégré dans la culture du travail du football italien, où l’analyse tactique, la nutrition et la préparation physique sont poussées à l’extrême.
« En Italie, tout est calculé : le moindre repas, la moindre séance d’entraînement, la moindre récupération. Cela correspond parfaitement à ma mentalité. » Il confie aussi que cette exigence s’accorde avec son mode de vie personnel : « Je parle très peu, je laisse les choses se faire. Je fais mon travail, puis je rentre chez moi pour passer du temps avec mes enfants. »
L’histoire de Lukaku est celle d’un joueur souvent sous-estimé, mais qui n’a jamais cessé de prouver sa valeur par le travail. Son passage par plusieurs championnats européens, ses hauts et ses bas, et sa résilience en font aujourd’hui l’un des attaquants les plus respectés de sa génération. Loin des polémiques, le Belge continue de tracer son chemin avec détermination. Son parcours, jalonné de critiques mais aussi de succès retentissants, prouve qu’il a su s’adapter à toutes les situations sans jamais renier sa personnalité.
« Je n’ai jamais cherché à plaire à tout le monde. Ce qui compte pour moi, c’est de donner le maximum sur le terrain et de continuer à progresser. Le reste, ce sont des mots. » Lukaku se concentre désormais sur un seul objectif : aider Naples à viser les titres tout en maintenant son niveau de performance individuel. Avec sa puissance retrouvée, son expérience et sa mentalité de compétiteur, il compte bien rappeler à toute l’Europe pourquoi il reste l’un des attaquants les plus redoutables du monde.